Loi El Khomri : La CGT dépose ses propres observations devant le Conseil d’Etat.

Le conseil constitutionnel doit censurer le référendum d’entreprise et les accords de préservation de l’emploi ! Le 9 août 2017, suite à deux recours (questions prioritaires de constitutionnalité) déposés contre la loi travail El Khomri concernant les référendums d’entreprise et les … Lire la suite

Info : Votre Participation et Intéressement 2015

Voici les montants de votre prime pour votre intéressement et votre participation.

Intéressement SDV LI 1985,32 € brut pour un temps plein,

Intéressement SAGA France 927,48€ brut pour un temps plein,

le montant moyen pour la Participation SDV LI / SAGA est de 545,57€ brut temps plein.

les élus et mandatés CGT Transports Bolloré restent à votre disposition pour répondre à vos questions.

Ensemble avec la CGT pour gagner de nouveaux droits.

Assurance chômage : La bataille pour les droits a commencé

La première séance de négociations sur l’assurance chômage s’est déroulée lundi 22 février 2016.

Prochaine réunion le 8 mars

La CGT a rappelé la nécessité d’une négociation loyale, qui se déroulerait ailleurs qu’au MEDEF et prendrait en compte toutes les propositions.

La CGT a rappelé le contexte économique, le contexte politique, un environnement social dégradé. Un calendrier a été acté avec une prochaine réunion le 8 mars et des réunions au moins jusqu’en mai.

L’indemnisation selon le MEDEF…

Le MEDEF a énormément insisté sur l’accompagnement comme condition de l’indemnisation, alors ce que cela relève des politiques publiques de l’emploi !
Il entend confisquer l’assurance chômage à son profit. Il a ainsi développé sa conception du rôle de l’indemnisation : des revenus pour ne pas trop faire baisser la consommation, une assurance individualisée a contrario de la mutualisation, la poursuite d’une organisation du travail basée sur la précarité.

Le MEDEF entend aussi continuer à baisser les droits de toutes celles de tous ceux qui « cumulent » petits boulots ou temps partiels avec une petite indemnisation.
Les différentes organisations syndicales sont toutes intervenues sur la nécessité de s’attaquer au comportement des employeurs qui encouragent la précarité à travers la fragmentation et le raccourcissement des contrats de travail.

Un échange important a eu lieu sur l’articulation entre la négociation du régime interprofessionnelle et celui des artistes et techniciens intermittents du spectacle : un document de cadrage sera discuté le 8 mars à la fois sur la trajectoire financière et sur les règles générales.

La CGT a prévenu qu’il n’était pas question de faire peser sur les seuls intermittents le quart des économies réclamées par le Gouvernement, qu’elle récuse par ailleurs.

Des recettes nouvelles sont possibles :

Tout au long de la négociation du régime général comme sur les annexes 8 et 10, la CGT portera des propositions visant à assurer des droits nouveaux aux demandeurs d’emploi – par exemple aux primo demandeurs d’emploi, un allongement des droits à la mesure de la durée du chômage.

Des recettes nouvelles sont possibles : surcotisations sur les contrats courts pour lutter contre la précarité, déplafonnement des cotisations, élargissement du congé individuel de formation aux demandeurs d’emploi…

Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.
Jean-Paul Sartre (1905-1980)

Tout bénef pour le Medef !

Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi visant à « instituer de nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actifs ». Ce texte offre en effet une liberté totale au patronat, mais constituerait s’il était adopté un recul historique des droits pour les salariés.

53 articles, 7 titres, 131 pages où tout y passe, où tout est cassé :

– A la protection des salariés c’est désormais la prise en compte des intérêts financiers du patronat et des actionnaires qui sera privilégié
– Les « 35 heures » seront rendues obsolètes : non seulement les heures supplémentaires ne seront pratiquement plus payées, mais le temps de travail pourra aussi être modulé sans aucune contrepartie salariale !
– La primauté sera donnée à l’accord d’entreprise permettant la remise en cause des garanties fixées par la loi et les conventions collectives de branche
La mise en œuvre du « référendum – chantage » d’entreprise pour faire accepter des accords minoritaires régressifs, en lieu et place de la consultation des salariés à partir de leurs revendications et de leurs exigences ;
– Le plafonnement des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif à des niveaux particulièrement bas, au détriment du principe de la réparation intégrale du préjudice et instaurant ainsi une « autorisation de licencier sans motif » ;
– L’élargissement de la définition du licenciement économique facilitant la rupture du contrat même si l’entreprise ou le groupe ne connait pas de difficultés économiques sérieuses ou déguise des baisses d’activité ;
– L’élargissement des forfaits-jours décidés unilatéralement par l’employeur ;
La modification forcée du contrat de travail en cas d’accord d’entreprise portant sur l’emploi ;

Pas étonnant que le Medef applaudisse des deux mains !

La ministre du Travail, au diapason du gouvernement brandit désormais la possibilité d’un recours au 49.3 soit une adoption par le Parlement, sans vote. Beau pied-de-nez à la démocratie alors qu’elle prétend vouloir favoriser et fluidifier le « dialogue social » !

La future réforme du droit du travail instaure de fait la course au moins disant social pour les entreprises et un salariat low cost. Elle est sous-tendue par l’idée que les protections sociales accordées aux salariés seraient la cause du chômage ! Depuis quand la déréglementation favorise t- elle l’emploi ?

Pour la CGT, Il est tout au contraire nécessaire de fortifier le code du travail pour lutter contre l’explosion de la précarité et la dégradation de la vie au travail. Pour cela, nous proposons la prise en compte de droits nouveaux pour répondre aux défis du XXIème siècle et non le retour dans le passé.

Les dizaines de milliards de cadeaux fiscaux et d’exonération donnés au patronat depuis des années n’ont créé aucun emploi.

Nous réaffirmons avec force que l’augmentation des salaires et la RTT à 32 heures sont des solutions pour retrouver la croissance.

Il y a besoin d’une réaction forte et unitaire du monde du travail, salariés, précaires, privés d’emplois.

La CGT s’engage à travailler à cela de manière urgente !

Ensemble avec la CGT pour la défense des droits des travailleurs.

L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes.

Karl Marx.