Grève SNCF : les prévisions de trafic pour la journée du lundi 9 avril

 

 Le bras de fer se poursuit entre cheminots et gouvernement, et ne semble pas s’essouffler. Après une petite baisse de la mobilisation, dimanche 8 avril, avec 35 % des personnels en grève – contre 48 % les deux journées précédentes –, le trafic devrait être davantage perturbé lundi 9 avril. Au quatrième jour de grève contre la réforme ferroviaire, la SNCF  prévoit un taux de grévistes de l’ordre de 43 % parmi les agents indispensables à la conduite des trains.

Selon le communiqué diffusé dimanche après-midi par la SNCF, les répercussions à  attendre  sur les transports ferroviaires sont les suivantes :

  • Transilien : un train sur trois.
  • TER : un train sur trois.
  • TGV : un train sur cinq.
  • Intercités : un train sur six.
  • Eurostar : trois trains sur quatre.
  • Thalys : trois trains sur quatre.

Concernant le trafic en Ile-de-France, la SNCF précise :

  • RER A : un train sur deux.
  • RER B : un train sur trois.
  • RER C : un train sur cinq.
  • RER D : Un train sur quatre.
  • RER E : un train sur trois.
  • Ligne H : deux trains sur cinq.
  • Ligne K : un train sur cinq.
  • Ligne J, L, N, P : un train sur trois.
  • Ligne R : un train sur dix.
  • Ligne U : aucun train.
  • Tramway ligne 4 : trois trains sur quatre.

Concernant les différentes lignes TGV, la circulation restera « très perturbée », annonce la SNCF :

  • Axe Est : un train sur trois.
  • Axe Atlantique : un train sur cinq.
  • Axe Nord : un train sur quatre.
  • Axe Sud-Est : un train sur quatre.
  • Intersecteurs : un train sur cinq.
  • Aucun train Ouigo.

Au cœur du conflit, la réforme de la SNCF portée par le gouvernement prévoit la fin du recrutement au statut de cheminot, la transformation de l’entreprise publique en société anonyme à capitaux publics et l’ouverture du ferroviaire à la concurrence. Trois évolutions qui préfigurent une privatisation, craignent les grévistes, ce que dément le gouvernement.

« Jusqu’au bout »

Si les grandes lignes de la réforme ne sont « pas négociables », Edouard Philippe est « ouvert aux discussions pour parler des modalités », a-t-il redit dans un entretien au Parisien, dimanche.  Le premier ministre, qui promet d’aller « jusqu’au bout » de sa réforme, a « bon espoir qu’à la fin, on s’entende ».

Pourtant, la concertation avec les syndicats – une « mascarade », estiment ceux-ci – est au point mort. La dernière séance, vendredi, a exacerbé les tensions, les syndicats appelant à la sortie à amplifier le mouvement de grève.

« Il n’y a pas eu de négociation » véritable sur le projet du gouvernement, a déploré Laurent Brun (CGT Cheminots) après la rencontre. Florent Monteilhet (UNSA) en est sorti « très inquiet et agacé », tandis qu’Erik Meyer (SUD Rail) a jugé « inacceptable » la tournure de la réunion. Didier Aubert (CFDT) a estimé que le gouvernement avait « besoin d’une nouvelle démonstration » de force.

La CGT n’exclut pas de prolonger le mouvement « au-delà du mois de juin ». SUD Rail est partisan d’une grève reconductible chaque jour au lieu de la grève de deux jours sur cinq décidée par l’intersyndicale.

Face à une situation qui s’enlise, Emmanuel Macron sortira de son silence jeudi, lors d’un entretien d’une heure au journal de 13 heures de TF1. Le président de la République s’exprimera notamment sur les nombreux conflits sociaux qui agitent le pays, à commencer par celui des cheminots. L’examen du projet de loi sur le pacte ferroviaire débute lundi en première lecture à l’Assemblée nationale.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *